Outrelande

Histoires d'ici et d'ailleurs

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jeudi 14 janvier 2010

Black Bird

You fly all night to sleep on stone...

If...
If you...
If you could...
If you could only...
If you could only stop...
If you could only stop your...
If you could only stop your heart...
If you could only stop your heart beat...
If you could only stop your heart beat for...
If you could only stop your heart beat for one heart...
If you could only stop your heart beat for one heart beat.

mercredi 13 janvier 2010

Féeries cherchent logis

AVISSE...... A TOUS..... C'EST URGENT !!


Le festival Les Féeries, dont la première édition devait se dérouler au château St Jean le Blanc près d’Orléans, vient de perdre son lieu d’accueil et cherche en urgence une salle (ou un champ !) à louer pour le week-end des 22 et 23 mai 2010.

banniereweb1.jpg

Le critère principal : l’accessibilité en transports en commun pour les festivaliers. Région à peu près indifférente.

En termes de logistique, rien de bien sorcier : il faut des murs pour exposer et de la place pour poser des stands… Idéalement il faudrait une surface de minimum 200m² en intérieur et beaucoup d’espace extérieur pour mettre des tables.
Un dossier technique complet peut être envoyé sur simple demande.

Ce festival doit avoir lieu.
Si vous connaissez un lieu pour poser Fééries, si vous avez des idées, des pistes d'un endroit adapté, merci de laisser vos suggestions en commentaires et je transmettrai, ou alors portez directement de bonnes nouvelles chez Naya, ici.

N’hésitez pas à relayer ! Merci pour eux ;-)

mardi 12 janvier 2010

Jeux de greffier

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Par ce temps gris et froid où la neige vous colle glacée aux patounes et vous empêche d'aller affoler quelques zoziaux pour le plaisir de les voir détaler dans les airs, je vaque dans la maison, un brin désœuvrée. Evidemment, j'ai un petit panier avec des joujoux, des baballes, des souris en peluche, mais ces gadgets ont été inventés par les zumains et je laisse donc la zumaine s'amuser avec. Heureusement, la maison regorge de jouets [1] autrement mieux appropriés, que je vous propose mes grands amis greffiers du Ouèbe d'expérimenter avec moi :

cyrk.png

  • l'interrupteur : allumer Versailles d'un simple coup de patte
  • le réveil pendule : tourner les aiguilles dans tous les sens et les arrêter sur l'heure du repas
  • la cuvette des WC : tirer la chasse et écouter le splash glougloutant
  • le papier WC : vérifier la longueur du rouleau
  • la baignoire : réclamer à grands cris l'ouverture d'un filet d'eau en faisant semblant de mourir de soif et balancer de l'eau partout
  • la savonnette : faire glisser comme un palet de hockey jusque dans le salon
  • la penderie : ouvrir la porte et se construire un nid douillet en laissant choir quelques vêtements des cintres
  • le double-rideau : escalader en y laissant une belle empreinte de griffes au milieu et se promener sur la tringle
  • le paquet de riz : éventrer le paquet et en éparpiller harmonieusement le contenu dans la cuisine
  • la poubelle : renverser l'objet, étaler le contenu par terre et faire son choix
  • le réfrigérateur : ouvrir la porte et se servir, bien sûr ne pas refermer la porte

J'attends vos suggestions les copains !

Et puis, si vous voulez m'admirer en vrai et, tout en vous réjouissant les mirettes, lire un récit bien troussé et drôlement enlevé, clic-clac ici. Je vous donne rendez-vous chez mon impresario loupiotte, et profitez-en pour faire une joyeuse balade sur ses chemins de mots.

Illustration : affiche de Cyrk (même que la zumaine avait celle-ci exactement dans un couloir d'un lieu que je ne connais pas, en un temps où je n'étais pas née, comment est-ce possible ?)


Notes

[1] inspiré de "Comment vivre avec un chat névrotique" de Stephen Baker (bien que je m'insurge contre le qualificatif de "névrotique" qui ne concerne bien entendu que les zumains)

dimanche 10 janvier 2010

Un fer à souder please !

Je descends me faire un petit café et horreur, j'entends une cascade en furie. Un oeil à la chaudière, non elle ne semble pas se liquéfier sur place, un oeil au lave-linge, bon la lessive est finie. Je me précipite sous le préau attenant à la maison. Damned, un geyser s'échappe d'un tuyau sortant de la maison, dûment enveloppé mais néanmoins irrémédiablement fendu. Vite, se ruer dans le jardin, soulever la plaque de béton qui pèse trois tonnes, me mettre à plat ventre, enlever les protections, couper l'eau (non, il n'y a pas de bidule pour couper l'eau dans la maison, cela aurait été trop simple, nous n'avons jamais pu repérer l'arrivée d'eau dans la maison !). Evidemment c'est dimanche. Inquiétudes. Est-ce un tuyau relié à la chaudière qui se trouve juste derrière, de l'autre côté du mur ? Semble que oui et il continue de couler faiblement. Est-ce que la chaudière se vide ? Possible. Je tourne un loquet posé sur ce tuyau mystère. D'accord il ne coule plus. J'en suis là. J'attends. Pour l'instant il fait chaud et j'espère que la chaudière va continuer à ronronner tranquille. Mais il n'y a plus d'eau dans la maison. Ce n'est pas la première fois. J'ai déjà eu droit à diverses combinaisons dont de l'eau mais ni électricité ni chauffage. A tout prendre je préfère le cas d'aujourd'hui. Puis je pourrais éventuellement remettre en marche le circuit d'eau qui alimente le jardin et avoir de l'eau à l'extérieur ?

Si quelqu'un pouvait me parachuter un fer à souder, ce serait bien. Ah, et aussi une galette à la frangipane. Parce que les routes sont toujours bloquées par la neige et mercredi j'ai oublié celle que j'avais achetée dans la remorque du garagiste. Oui, parce que ma voiture a une cosse de travers du côté du boitier d'injection. Pas grand chose mais elle m'a traitreusement abandonnée d'un seul coup en pleine route. Je suis donc sans voiture. Sans galette. Sans chocolat. Et sans eau.
Et dire que j'étais en train de préparer un beau billet à la gloire de ma maison et à la fiabilité de ses équipements...

PS de Valentine Chacureuil : et puis quelques boîtes de thon siouplaît, la zumaine dit qu'on va tous devoir manger des brocolis maintenant, au secours !


Edit du 11 janvier à 17 heures : Ca y est ! Dépannée ! Tuyau changé (mais c'est que pour souder, il faut tout un équipement, pas juste un chalumeau), eau à tous les robinets (un privilège que j'apprécie je crois à sa mesure ). J'ai fait la vaisselle avec délectation. Chaudière ronronnante. Voiture réparée et récupérée, demain je ravitaille (et une galette, une !). Merci à "mon" plombier et à "mon" garagiste (des costauds super gentils en plus). Et merci à vous tous de votre soutien.

samedi 9 janvier 2010

D'un noeud

Ce que j'aimerais tant un jour serait que, devant un problème concret du quotidien, petit ou grand, avec ou pas son cortège de tracasseries diverses à résoudre voire de soucis financiers à encaisser, un amoureux me dise :

''Ne t'inquiète pas, j'en fais mon affaire, ça, je m'en occupe !''

Et bien sûr, passe à l'acte. Cela m'est si peu arrivé dans ma vie sentimentale que je garde le souvenir de chacune de ces fois où j'ai su ou bien voulu me reposer sur un homme, m'abandonner à une prise en charge matérielle, même toute petite petite, même un coup de scie sauteuse sur une planche à poser dans un placard.

Mortecouille,[1] qu'est-ce qui en moi m'incline à décourager ce type d'aide ? Parce qu'il est bien entendu que l'homme qui a partagé mon existence et ceux qui l'ont simplement traversée ont vite été fort enchantés de ne pas avoir à mettre les mains dans le cambouis de la vie courante. Puisque je m'en débrouille si bien toute seule.
Pourquoi est-ce que j'offre à un homme la possibilité de se retirer du jeu des embûches du quotidien en ne lui réclamant pas assistance quand ce serait utile ? Alors que je me sens aussi indéterminée et fragile que l'oiseau sur la branche, aussi peu intéressée qu'une moule par un quelconque pouvoir domestique, qu'est-ce qui me pousse à vouloir "faire" toute seule, à prétendre n'avoir besoin de personne dès lors que je suis affectivement liée ?

Cette indépendance matérielle revendiquée ne serait-elle en fait que le masque d'une dépendance amoureuse refusée ou si mal assumée ?

Parce que les coups de main, dès qu'ils se placent dans le contexte amical, que je les demande ou pas, mes amis et amies savent me les donner, et non seulement ils me soulagent grandement, mais j'accepte avec émotion une attention dont je suis plus qu'heureuse.

En écho à un ancien billet de Leeloolène à propos des remparts que nous bâtissons autour de nous et contre lesquels nous nous cognons sans répit Ou des nœuds que nous avons à cœur de bien serrer et qui nous entravent.



Notes

[1] copyright Dr. CaSo, une expression qui me plaît trop

jeudi 7 janvier 2010

Hardi la puce !


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Jamais vu autant de neige depuis que j'habite à la campagne. Tout le jardin et les alentours sont revêtus d'une épaisse pelisse immaculée, scintillante au soleil. Ce matin, en allant ravitailler les oiseaux, la neige montait à mes genoux. Un beau faisan squattait la mangeoire au sol et s'est à peine éloigné tant il peinait à faire sa trace dans la poudreuse. Valentine s'est laissée surprendre, engloutie jusqu'aux oreilles en s'élançant sur son territoire blanc. Le silence est ouaté, personne ne s'aventure sur le chemin. Les cheminées fument. On se sent bien !

PS - Ne peux rien faire, la neige a bloqué le portail, le chemin n'est pas praticable et de toutes façons ma voiture est chez le garagiste, il ne va sûrement pas me la ramener. Rendez-vous reportés. Vacances ! Chouette !

mardi 5 janvier 2010

Par les couloirs bruissants du sommeil

Mi-éveillée mi-endormie, habitée de souvenirs, la nuit parfois j'entends. Couchée en chien de fusil, le ventre creux et le dos rond, la couverture tirée sur mes joues, je pelotonne contre moi la greffe Félicité. Une poignée de sable dans les yeux et nous montons toutes deux sur le navire des songes, bercées de ce ronronnement puissant qui est le talisman de nos nuits.

Dans les brumes du pays des rêves, de l'autre côté de la réalité, m'attendent de sonores visiteurs, aux humeurs incertaines.

Et déjà, ces brefs entrechoquements au rez-de-chaussée, n'est-ce pas un diablotin affairé à crocheter la porte d'entrée ? Ai-je bien pensé à donner le tour de clé salvateur pour protéger mes nuits ? Même à la porte ouvrant sur le préau ? Mais le cliquetis se dissout, absorbé par la profondeur cotonneuse de la chambre et je sombre dans la dérive du sommeil.

A cet instant précis où je glisse dans un songe, Patrick Bruel se met à chanter. Je me dresse, cramponnée aux draps. Pas de doute, un effroyable dragon aux yeux fixes cherche à m'épouvanter, m'annonçant ses meurtrières intentions en beuglant à se casser la voix. Le voilà qui grimpe lourdement l'escalier, il traverse le couloir et se dirige vers ma chambre. Quand il passe le seuil, tétanisée, je le vois s'évanouir dans l'ombre, la chanson s'était automatiquement enclenchée à l'heure fatidique de minuit, aucune créature au regard froid ne lèvera ce soir un couteau sur moi. Lentement, pour me rassurer, je touche de mes doigts mon visage et mes épaules.

Et je jaillis cœur battant, tirée de ma léthargie par les grondements du greffier Gribouille venu se poster à l'extrême bord du lit, poil hérissé, cou tendu, regard fixé vers la fenêtre baignée de lune. Il m'alerte. Je saisis qu'un monstre vorace vient de faire irruption dans la maison et rôde juste en-dessous, dans la cuisine. Tendue comme un arc, assise immobile au creux du lit, je tente de percer la chape du silence mais aucun clappement de langue ne se laisse entendre. Rien ne bouge, la vie s'immobilise. Sans doute s'agit-il seulement du gros chat des voisins qui déambule au fond du jardin, soucieux d'étendre son territoire.

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A présent, le claquement vif de la première chatière immédiatement suivi par le second, puis le déferlement d'une galopade effrénée dans l'escalier me font sursauter, ce n'est que Valentine échappée au tigre hantant le jardin qui se réfugie comme un boulet de canon dans la maison. Certaines nuits, les sons deviennent plus stridents, des feulements rauques et des sifflements grondants s'enchaînent en mélopée. Là, c'est Gribouille qui empoigne jusqu'à la sortie un étrange visiteur étourdi.

Plus tard, une autre nuit, une bouteille roule sur le carrelage et explose en mille éclats vibrants. Je pars en quête, nulle brisure de verre nulle part. Les greffiers endormis ouvrent un oeil soupçonneux. Placés aux premières loges, ils n'ont rien entendu et ne se privent pas de me faire remarquer que mes oreilles battent la campagne.

Et ce cri anxieux qui fend l'air et se répercute, renvoyé par les échos, lugubre et gémissant. Quelque mince fantôme pleurant la perte d'un abri ou la chouette envolée poussant un sombre hululement de chasse ?

Puis parfois c'est toi. Tu t'assois tout près et tu te penches vers moi. Je reconnais ton odeur, je respire d'un même souffle, tu caresses mon front de ce geste qui ébouriffe un peu la frange sur mes yeux, tes doigts s'attardent sous la pommette. Ta main est toujours aussi tendre. Tu me parles, j'assemble la douce sonorité de tes mots comme de frémissants petits cailloux sur le chemin qui nous réunit. Mes paupières trop lourdes, mon corps de plomb me clouent dans la torpeur du songe, je sais que tu es là, je lutte mais je dors. Je dors et au matin tu as disparu. Mon Prince qui m'appelle à rejoindre le Pays du Sommeil, je ne t'entends plus, je me réveille.

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Illustrations : Winsor McCay - Little Nemo in Slumberland

vendredi 1 janvier 2010

Bonne année


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Alors, voilà, aux tous débuts de la nouvelle année, je souhaite :

A tous ceux qui abordent les rives d'outrelande, tout plein de délicieuses pizzas à savourer en charmante compagnie, des rires, de l'entrain, du plaisir à vivre, à faire ou à ne rien faire, de beaux chemins à parcourir.
A moi, des amours passionnés et pour une fois, juste une, sur la même longueur d'ondes. Et de la tendresse.
A mes greffiers, aux animaux de tous poils et de tous acabits, à la nature, une éternelle jeunesse, de la pugnacité, de la résistance et de la tranquillité.

Je profite pour lancer un vibrant appel aux extraterrestres, qu'ils viennent immédiatement enlever toute la clique de nos gouvernants et la balance dans le vide sidéral où elle se désintégrera en vitesse, sans descendance. Puis peut-être bien balancer aussi les chasseurs, les traîneurs de sabre et les porteurs de goupillons (liste non exhaustive). Zou !

Et je remercie ceux qui me lisent, ceux qui me laissent des petits mots. C'est une douceur que je savoure, des amitiés qui se tissent et qui me tiennent chaud.


Illustration : Kliban

mercredi 30 décembre 2009

Des zabits neufs


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Oh, il n'en était question que depuis seulement un an et des poussières. Mais voilà, c'est fait. Outrelande a migré de dc1 en dc2 pour ceux qui s'intéressent à la technique (et waouh, c'est génial, vous verriez un peu mon interface d'où j'écris, c'est encore mieux qu'un cockpit d'avion : il y a tout plein de manettes et de boutons mais c'est tout simple et tout beau ! Dotclear bravo !).

Je tire mon chapeau à brol qui a métamorphosé toute la mécanique, s'est coltiné des palanquées de CSS et a guidé tous les petits billets sur la grande route de la migration, à Nérichon qui a tenu les tournevis et a tiré l'aiguille pour ravauder mes bêtises, à Valentine Chacureuil qui a encore de la peinture dans les moustaches et a enquiquiné tout le monde en se mélangeant les pinceaux, à dieudeschats qui photographie les montagnes avec l'œil d'un poète.

Bien sûr, il y a encore de légers raccords à faire par ci par là, des montagnes de tags à poser, de la musique à mettre, mais tout se fera certainement un de ces quatre.

Attention quand même pour laisser un message : maintenant vous devez prévisualiser votre commentaire et ne pas oublier de l'envoyer.


Illustration : Le Concombre Masqué de Mandryka

jeudi 17 décembre 2009

White snow


Is there anybody here who feels this low?
Under fifteen feet of pure white snow