Outrelande

Histoires d'ici et d'ailleurs

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dimanche 8 novembre 2009

Les poissons qui volent s'amusent


poisson

On ne peut vivre sans principes. Un cheval qui perdrait ses principes mourrait sur le coup. Voici quelques principes d'un enfant.


Principes d'enfant

1
En Afrique, les chameaux sont bousculés par les éléphants.
2
Il n'y a pas un clown qui ait un père. Avez-vous jamais connu le père d'un clown? Vous voyez bien.
3
Les escargots qui ont perdu leurs cornes deviennent tout à fait bêtes.
4
Si on pouvait faire tenir ensemble « demain » et « aujourd'hui », on rattraperait sûrement « après-demain ».
5
Les arbres morts ne cessent pas de se tenir comme il faut.
6
Les gendarmes les plus fiers ne sont quand même jamais revenus avec le soleil captif.
7
Un poirier qui porte des pommes est un autre arbre.
8
Les poissons qui sautent s'ennuient.
9
Un kilo de papillons ne pèse rien, à moins que les papillons ne soient endormis. Père dit autre chose, mais il ne regarde jamais les papillons.
10
Les poules ne pondent pas d'oeuf. Personne ne pond. Il n'y a pas moyen. Elles les déterrent.
11
Les antilopes les plus rêveuses rêvent de caresser la douce poitrine des tigres.
12
Il y a bien longtemps que le soleil a fondu sa poupée, à droite de la lune.
Naturellement personne ne s'en souvient plus.
13
Les fourmis parlent tout bas.
14
En Afrique les paillassons où l'on s'essuie les pieds pour être poli, sont des crocodiles morts.
15
Les guêpes viennent juger comment chez nous on fait de la confiture.
16
Le nez, la bouche, les oreilles, les yeux et le menton, s'il y a deux oreilles et deux yeux, 7, ça fait une semaine. Ça fait aussi un peloton de soldats solides (ceux de ma boîte verte) qui combattent glorieusement pour la France, sans perdre leur képi qui doit encore leur servir le lendemain.
17
Les léopards myopes ne font plus que de petits bonds.
18
Les fourmis à queue sortent rarement.
19
Les Indiens chauves ne se vengent plus.
20
La nuit, les étangs se lèvent et disent: « Nous ne sommes plus morts ». Ils se lèvent, rassemblant l'eau autour d'eux comme des plis. Leur trou est immense, eux partis, qui penchés comme des barriques et hauts comme des cathédrales s'en vont roulant et tobogannant sur les routes, ou circulaient le jour tant d'autos conduites par des aveugles aux lunettes vertes.
Au petit matin, les étangs d'abord limpides, remuent et ramènent à la surface (ce sont des fourmis qu'ils emportent), se sentant affaiblis par ce poids, ils disent:
« On partira pour tout de bon demain, oui demain. » C'est ainsi que le matin ils sont tous revenus à leur trou, en écartant les roseaux; mais, s'il y a sur l'étang des canards, comment tout ça se passe-t-il ?
21
Les poissons meurent les yeux ouverts.

Henri Michaux, Le Disque Vert, 4ème Série - N°3, 1925

Aloys Zötl, Étude de poisson exotique, aquarelle sur traits de crayon noir, 1871


Ohlala, je me régale en compagnie de ces deux loustics, Michaux et Zötl ! Quel beau dimanche ! La magique pensée d'enfance de l'un, l'incongrue rascasse volante de l'autre me réjouissent au plus haut point. Que serait le monde sans les poètes, sans ces petits pas de côté qui nous emmènent si librement ailleurs. Me voilà cependant déroutée et éblouie par l'immense étendue de tout ce que je ne connais pas. Évidemment, j'ai la tête qui bourdonne avec Henri Michaux, il me prend la folie furieuse de le dévorer tout entier ce dont je suis heureusement tout à fait incapable. Mais, pour un peu, si j'avais aimé les profs et si je n'avais pas passé tout mon temps scolaire et universitaire à bailler aux corneilles en périssant d'ennui, je recommencerais bien des études, moi. Quand je pense à tous ces écrits, ces peintures, ces dessins, ces musiques, ces films, ces pays, ces personnes, ces animaux, tout cela et bien encore, que j'aimerais approcher d'un peu plus près... Vite, rêvons ! Rêvons de caresser la douce poitrine des tigres, n'est-ce pas Belle Arpenteuse ?

mercredi 28 octobre 2009

Le rire de l'horizon

Je ne sais pas grand chose du poète Maurice Fombeure, découvert il y a peu, attirée par les titres de ses recueils. A dos d'oiseau, A pas de souris, Poussière de silence ou encore A chat petit, autant dire que je ne résiste pas. Bonheur de cette écriture limpide, fraîche et profonde, de cet attachement au terroir, à la campagne poitevine où il est né et a vécu, de cette simplicité de trouvère emportée par un souffle lyrique, entre gaieté et tristesse... De source bien informée, ce serait lui l'auteur de l'expression c'est en lisant qu'on devient liseron, sur laquelle tant d'auteurs ont rebondi et qui m'a toujours enchantée. Sous ses mots, Maurice Fombeure esquisse l'ombre d'un chat sur l'herbe, l'espoir des marins qui vont à la pêche quand la lune est en berne, la fluidité des truites en robe fauve, ballerines du silence nageant entre les arbres, la douceur des soirs aux rondeurs de châtaigne. Parsemant ses vers de quelques batraciennes présences, sortilèges d'enfance, les grenouilles chantres des songes nageant au fil de la lune, les crapauds qui chantent depuis le fond des temps. Et d'oiseaux d'étoiles couverts.

Je ris avec tes yeux, cher oiseleur des larmes...

cels

Ciel avec oiseaux, étude de Jean-Michel Cels (1842)

Partir

Mourir sans boire entre les courants d'air,
C'est le destin des dromadaires.
Artillerie des rires, coutellerie des astres,
Ramures des nuages. Je traîne mon amour à l'ombre de tes yeux.
Et mon coeur bat comme un tambour ;
Mon âme est sourde, mes doigts sont gourds,
Je bégaye comme un vieux.
Mais je voudrais partir avec toi
A l'heure où fument les toits.
Une seule étoile monte sur la marée du gazon
Tu es une femme au bord de la mer
Du sommeil ou de la mort,
Entre les forêts frémissantes et le rire de l'horizon.
Partir à cette heure en aéroplane
Ou bien à dos d'âne - comme tu voudras -
Mon bras sur ton bras, les cheveux aux yeux
Et le coeur au vent.
Partir pour Beyrouth ou pour la Norvège
Où se fanent les neiges
Moins blanches que tes bras,
Pour l'Orient rose et rose et noir.
Revenir le soir par les gares, les villes roulées dans la brume
A l'heure où les lampes s'allument
Le long de l'éternité -
- Mais je reste dans la cage de ce bois de sapins.

Maurice Fombeure
Fontaines du temps perdu in Silences sur le toit
A dos d'oiseau - Poésie / Gallimard

samedi 12 septembre 2009

Le tigre


Il y a quelques instants, j'étais tranquillement fort occupée à ne rien faire quand ma greffe Valentine Chacureuil me tombe sur le râble, le poil ébouriffé et le regard courroucé.

- Ca ne peut plus durer comme ça, qu'elle me dit, j'en ai ma claque de risquer ma vie à chaque instant quand je me promène dans mon jardin.
- Hmmh ? Pourtant les hirondelles, tes ennemies jurées qui te tombent dessus en piqué quand tu les embêtes, sont parties que je lui rétorque.
- Nan, tu n'y es pas du tout, râle-t-elle, forcément tu ne sais rien faire de tes dix doigts, tu ne sais même pas que mes entrées privatives se coincent et que si je suis poursuivie par un tigre, crac, je me casserai le nez dessus, je ne pourrai pas me réfugier dans ma maison, le tigre me trucidera, là, contre ta chattière de malheur.

walton-ford_tigre.jpg

Diable, l'heure était grave si un tigre pouvait effroyablement occire Valentine par ma faute ! Par chance, confronté à une question de vie ou de mort, mon génie du bricolage consent à s'éveiller. J'ai donc saisi mes tournevis. Dévissage des chattières et extraction des portes de la maison. Ouverture en deux, beuark, l'intérieur est plein de choses louches mais apparemment inertes, bien qu'il y ait aussi des cocons suspects. Lessivage. Démontage des portes battantes, remise en place des caoutchoucs. Auscultation. Vérification admirative du mécanisme, un système simple et ingénieux. Réajustage de l'ensemble. Zut, où ai-je rangé les vis ? Ah bien sûr, elles sont restées par terre. Revissage sur les portes. Fonctionnement impeccable. Je suis fière de mes talents.
La greffière en chef, impériale, consent à effectuer un essai et daigne accorder son feu vert.

Nous sommes heureuses de vous annoncer que désormais, à la maison des bois, les tigres se casseront les dents sur les chattières.

Illustration de Walton Ford

vendredi 21 août 2009

Accrocs du temps


maison_dhiver

Parfois je passe des barrières de feu
Des fleuves m'emportent que je ne sais pas nommer
Je ne peux rien saisir, l'air se dérobe à chaque mot
Ma mémoire évadée court loin de ma tête
Dans l'espace, dans l'étendue, dans les objets, dans les rues
Dans ce train qui passe au kilomètre onze alors que les premiers flocons de neige s'agrippent au sol, aux buissons, aux maisons
Lentement ma vie se désenlace de l'étreinte des souvenirs


Maison d'hiver de Stanislao Lepri
(huile sur toile)

Edit du 1er septembre : loupiotte a donné vie à mon train fantôme et l'a empli des mots et trésors que j'aurais aimé y trouver, à lire en vagabondant sur ce rail

jeudi 13 août 2009

Blue Velvet


rosier Depuis plusieurs jours, je savoure chez Caroline Une histoire de bleu, avec le vague désir de rebondir sur le thème car, comme beaucoup, j'aime rêver entre bleu clair et bleu nuit. Et voilà que, de Gilsoub à Mirovinben puis à Anita, se déploie sur la Toile un jeu photographique, où les élus sont invités à publier sept photos "avec du bleu dedans". Je ne relèverai pas le défi, mon APN restant par trop énigmatique et ses résultats plus que hasardeux. Mais avec les mots, pourquoi pas ?

Entrer dans le bleu, c'est un peu, comme Alice au pays des merveilles, passer de l'autre côté du miroir. Je dégringole donc vite fait les escaliers du terrier pour traquer les sept références qui me sont chères.

Le bleu pour moi, ce serait...

L'Heure Bleue, mon tout premier parfum, que je porte encore parfois aujourd'hui, un oriental tendre aux senteurs de vanille et d'héliotrope qui a pour moi un goût profond de séduction, comme une première ébauche de la féminité. C'est aussi le titre d'une chanson de Françoise Hardy que j'écoute encore, mais de Françoise Hardy j'aime tout, donc ce n'est pas très étonnant. C'est l'heure que je préfère, on l'appelle l'heure bleue, où tout devient plus beau, plus doux, plus lumineux. C'est comme un voile de rêve qu'elle mettrait devant les yeux, cette heure bien trop brève et qui s'appelle l'heure bleue...

Le blue-jean, ce fameux pantalon de cow-boy en coton denim, dont je n'ai pas grand chose à dire si ce n'est qu'il constitue la base inépuisable de ma garde-robe. A l'âge de 5 ans j'en portais déjà avec un tricot de marin. Depuis, eh bien le jean, slim de préférence, m'accompagne comme une seconde peau. Confortable et passe-partout.

Les Gauloises Bleues, des cigarettes indissociables du souvenir de ma grand-mère. Grande fumeuse depuis l'âge le plus tendre, elle avait toujours ce petit coin de paquet bleu dépassant de la poche de ses robes (robes qui devaient obligatoirement être bien dotées, pour transporter les cigarettes, le briquet, le couteau, et que sais-je encore). Elle essayait de ne fumer qu'un seul paquet par jour. Je la revois, dans sa cuisine, la mèche blanche de son front jaunie par la fumée, les yeux rieurs et concentrés, faisant d'une main sauter des pommes de terre dans une poêle en fonte noire et de l'autre portant la Gauloise à ses lèvres et aspirant profondément. Oui, je trouvais le mélange délicieux. Pour le grand voyage, elle a eu en poche, comme elle le voulait, son paquet de Gauloises et son briquet. J'en ai souvent été réconfortée.

Le blues, ces notes bleues qui me bercent et m'enchantent, entre tristesse et révolte. De Muddy Waters aux Rollings Stones, aux Doors ou à Bob Dylan et à tant d'autres.

Barbe-Bleue un conte sanglant, mais dont la morale pourrait finalement inviter à respecter le mystère de l'être aimé. Quand celui-ci confie la clé de son petit musée des horreurs, faut-il vraiment aller fouiller dans les secrets de son passé ? L'amour n'est-il pas fait de multiples jeux de dissimulation et dévoilement ? Et puis, la soeur Anne dans la tour appelant les grands frères à la rescousse mais qui ne voit que le soleil qui poudroie et l'herbe qui verdoie, combien j'y pense quand je me confine dans la plus bête des attentes !

Le bleu Majorelle, cet outremer intense que l'artiste avait étendu sur les murs de sa maison de Marrakech. Je l'associe à la douce lumière éclatante du Maroc où je suis née.

Les Schtroumpfs, ah oui bien sûr ! Pour un peu je restais en rade quand me sont revenues en mémoire les créatures bleues de Peyo. Mais c'est avec Johan et Pirlouit que je les ai aimés, quand ils étaient encore de vrais petits lutins.

Et vous, me direz-vous, en mots ou en photos, quels sont les bleus que vous aimez ? Oui, bien sûr, je pense à certains, par exemple, Valérie ? Jipes ? Dieudeschats ? Dr CaSo ? Loupiotte ?... Mais ce n'est pas limitatif... Allez, allez, tous au boulot !

Image : Chat Bleu de Andy Wharol

Edit : du bleu du bleu du bleu chez Valérie, c'est par ici ! des variations de bleu amoureux chez loupiotte, par  ! chez Jipes, de ce côté, la note sensible du bleu des souvenirs, chez Anthom , les doux bleus de son île

vendredi 7 août 2009

Au clair de la lune


rhino

... mon ami Pierrot, prête moi ta plume pour écrire un mot...

Certains lancent des cris de chat sous le sable pour taquiner le bruit du vent
Ils inscrivent sans le savoir l'inépuisable trace des poèmes
D'autres ébranlent des armées d'esclaves pour bâtir de mortels livres de pierre
Ils les appellent les Pyramides, les Cathédrales, Angkor Vat, Palenque, ou Athénes
Je me réveille la nuit, je griffonne à la lueur des premiers jours
Et les écrits s'émiettent
Je cours la campagne, je rattache le rêve à la réalité
Et le rêve s'en va
Je dors, la tête pleine d'images fracassantes
Et les images sont fracassées
Quelque part, un soleil gris s'élève qui brûle tout sur son passage

Le rhinocéros et son reflet de Stanislao Lepri
(sépia et encre noire sur papier, 1980)

mercredi 8 juillet 2009

Brumes dormantes


zotl

Le guépard de Aloys Zötl, 7 avril 1837


Au fond, nous ne savons rien des animaux et Zötl a infiniment raison de corriger la version officielle...
Julio Cortázar in Le Bestiaire d'Aloys Zötl


A bientôt.

dimanche 14 juin 2009

J'aime les nuages...


magritte_malediction

La Malédiction de René Magritte


Il existait une merveille dont, enfant, j'attendais mille délices, sans l'avoir jamais approchée. Je ne sais plus qui l'avait évoquée devant moi pour la première fois, ni où ni comment j'en avais entendu parler. Mais je suis sûre de l'avoir repérée auprès du Lonesome Cowboy qui en réclamait parfois dans un saloon du Far West, quand Calamity Jane l'accompagnait : le nuage de lait. Ce délicat nuage flottant au-dessus d'une tasse de thé.
J'imaginais la texture mousseuse et aérienne, les blancs reflets. Je voyais le léger flocon étirer ses vaporeux volutes au-dessus de la surface dorée, s'élevant sous le souffle chaud et parfumé, voguant paresseusement entre les fins bords de porcelaine. Le ciel s'ouvrait, un voile rêveur m'enveloppait. Enfourchant le duvet moutonneux, je voyageais tout là haut avec les oiseaux. Sous le manteau de brume je guettais l'apparition du sphinx, prête à épouser son mystère. Puis, je tapotais amoureusement les bords ouatés en discrets coups de cuillère, dispersant des fragments d'écume, enfin je dégustais la tendre matière, laissant fondre dans ma bouche ce goût cotonneux de Paradis.

Oui, j'ai été déçue lorsque un beau jour dans un salon de thé, un serveur en habit noir a déposé devant ma mère une tasse de thé avec un nuage de lait. Mais j'ai fermé les yeux. Et je laisse murmurer la magie des nuées innumérables...
J'aime les nuages... les nuages qui passent... là-bas... là-bas... les merveilleux nuages !

dimanche 20 avril 2008

In my head


chat_oiseau

Parfois des idées me viennent, ça arrive.
Parfois, elles viennent d'un coup comme ça sans crier gare. Elles étaient là depuis un bout de temps.
Parfois elles sont vagues et même d'une telle inconsistance que je ne sais pas mettre un nom dessus. Une sorte de monstre du Loch Ness qui hanterait mes brumes cérébelleuses.
Tantôt elles me trottent dans la tête, tantôt elles se tiennent derrière, tantôt elles sont à l'arrêt. Pas comme des chiens mais comme des trains. Encore que...
Si souvent insaisissables.
C'est quand mes pensées passent au vestibule grammatical qu'alors je les apprête et les grime.
Que je leur colle faux nez, rouge à lèvres et perruques, que je les enjolive de couleurs et pacotilles, que je les habille de chausses, pantoufles et robes de soie, que je les affuble de sabres et goupillons, chiffres et lettres, tous lieux communs possibles et songes imaginables, plumes de paon et vents du sud.
Je sais, je sais, tout le monde n'est pas d'accord, le langage ne serait pas un vêtement de la pensée.
Mais si mes pensées allaient toutes nues, c'est sûr qu'elles feraient peur.

Tableau : Chat et Oiseau de Paul Klee - 1925

samedi 2 février 2008

Out The Blue

Eh beh, ma retraite n'aura pas été longue. Le tonneau m'a dit que la vie était trop courte pour se retirer dans les bois. Surtout sans vendanges à y espérer huhu ! Il a argumenté que certes il était loin d'être plein mais qu'il était bon de se considérer à moitié plein plutôt qu'à moitié vide. La lynxxe qui pointe le bout du nez était entièrement d'accord. Et Valentine Chacureuil m'a boxée avec ses gants magiques qui dégomment la grisaille.

chat_balthus

Un grand grand merci à vous tous qui me lisez et à vous amis de la vie réelle pour vos messages et vos mails, pour toutes vos ondes positives.

Merci de m'avoir dit que vous n'alliez pas m'oublier. Penser que je suis attendue me touche plus que vous ne pouvez l'imaginer. Vous avez raison, il y a plein de sourires autour de moi et d'amitié. Je ne vais quand même pas me rouler en boule et ne plus ouvrir l'oeil jusqu'au printemps ! Allez zou, je jette la morosité par dessus les tonneaux ! C'est vivre qui compte.

Et puis, j'ai enfin trouvé le plombier de mes rêves. Les robinets de la maison des bois n'en reviennent pas : eau chaude et pression partout en un clin d'oeil. Un miracle. En plus, le plombier est ab-so-lu-ment charmant.
Et je me suis offert le double album de Tarkio Omnibus. Plein d'émotions dans les oreilles.

Save yourself !!
(clin d'oeil à Jipes qui en a fait une vibrante interprétation)

Tableau : Le chat de la Méditerranée de Balthus (détail)